En Île-de-France, la voile se pratique de nombreuses façons.
L‘école de voile permet de découvrir ce sport, d’apprendre les bases et de progresser vers une pratique plus autonome.
En solitaire ou en équipage, avec ou sans handicap, sur un dériveur, un habitable ou un support de voile radiocommandée, les possibilités sont nombreuses. Le wingfoil complète cette diversité de pratiques.
De l’apprentissage des premières manœuvres à la navigation en autonomie, les écoles de voile franciliennes accompagnent les pratiquants à chaque étape de leur progression.
L'école de voile : apprendre et gagner en autonomie
L’école de voile constitue une première étape pour découvrir ce sport, acquérir les bases techniques et progresser.
Encadrées par des professionnels ou des bénévoles formés, les écoles de voile franciliennes proposent des séances hebdomadaires. Le mercredi, le samedi ou en semaine selon les structures, enfants, adolescents, adultes et seniors sont accompagnés de la préparation du bateau au rangement du matériel.
Encadrés sur l’eau comme à terre, les pratiquants bénéficient de conseils adaptés à leur niveau. Le moniteur peut ainsi repérer les erreurs, les expliquer et aider chacun à les corriger au bon moment.
Intégrer une école de voile, c’est aussi rejoindre un collectif avec lequel progresser au fil des séances. À mesure que chacun gagne en autonomie, des habitudes d’entraide se développent. Sur l’eau, les pratiquants restent attentifs les uns aux autres. À terre, ils se donnent un coup de main pour préparer, mettre à l’eau ou sortir les bateaux. Au fil des séances, ces habitudes renforcent les liens entre les membres.
L'école de voile, la régularité pour gagner en assurance
Grâce aux séances régulières et au matériel mis à disposition, les pratiquants peuvent naviguer souvent et progresser à leur rythme.
D’une séance à l’autre, les gestes appris deviennent des automatismes. Chaque semaine, la préparation du bateau devient plus rapide et laisse davantage de temps pour naviguer. La régularité permet de gagner en autonomie. Avec le temps, les manœuvres deviennent plus précises.
Naviguer régulièrement permet de se confronter à des conditions météo variées, du vent léger aux bourrasques hivernales. Ces situations apprennent à adapter les manœuvres et les choix de navigation aux conditions du moment.
Avec l’expérience, cette autonomie renforce aussi la confiance des pratiquants.
De l'apprentissage à la navigation libre
L’école de voile donne progressivement les compétences nécessaires pour choisir, plus tard, la façon dont chacun désire pratiquer la voile. Par la suite, la validation des niveaux fédéraux permet aux pratiquants de situer sa progression.
Une fois les bases maîtrisées, les pratiquants peuvent se tourner vers la navigation libre, la compétition ou louer plus facilement un bateau pendant leurs vacances.
Pour celles et ceux qui souhaitent profiter de la mer durant l’été, les catamarans et dériveurs proposés dans les points de location offrent l’occasion de poursuivre la pratique. C’est donc l’occasion de découvrir de nouveaux environnements.
Le Yacht Club d'Athis-Mons, apprendre la voile sur la Seine
Fort de ses 60 ans d’expérience, le Yacht Club d’Athis-Mons accueille les pratiquants sur la Seine, dans l’Essonne. Débutants ou navigateurs expérimentés peuvent y découvrir la voile, se perfectionner ou profiter du fleuve tout au long de l’année.
Situé entre le pont ferroviaire du RER D et celui reliant Juvisy-sur-Orge à Draveil, le YCAM bénéficie d’un plan d’eau d’environ deux kilomètres, qui permet d’enchaîner les bords.
Dans ce club historique du sud francilien, les adhérents forment un groupe soudé qui se retrouvent autour de différentes pratiques : école de voile, navigation libre surveillée ou entraînement sur d’autres plans d’eau.
À l’occasion de la rentrée des classes et du forum des associations, nous sommes allés découvrir ce club installé dans un cadre verdoyant au bord de la Seine.
L'école de voile, un encadrement adapté aux effectifs
Comme dans de nombreux clubs franciliens, l’école de voile du YCAM repose sur l’engagement d’un moniteur bénévole, Luc Pascaillou.
Habituellement ouverte aux enfants, l’école de voile accueille cette année les nouveaux inscrits à partir de 14 ans. Toutefois, deux jeunes pratiquants, déjà présents la saison précédente, poursuivent leur apprentissage en Optimist.
Faute de pouvoir encadrer davantage de pratiquants seul, Luc a convenu avec le club de limiter les effectifs afin de garantir un suivi adapté à chacun.
Au YCAM, l’école de voile se déroule le samedi matin uniquement, selon les disponibilités de Luc.
Une séance entre technique et pratique
Ce samedi matin, deux Optimist attendent sur une pelouse fraîchement coupée. Les deux jeunes pratiquants, déjà inscrits l’an passé, préparent leurs bateaux avec l’aide de leurs parents et de Luc. Le long du quai, les autres pratiquants préparent quatre ILCA et un RS Quest.
Luc présente ensuite les objectifs de la matinée. Les ILCA travailleront le virement bascule, illustré par un adhérent expérimenté. Les enfants en Optimist se concentreront sur la navigation, tandis que l’équipage du RS Quest travaillera sa coordination. Avant la mise à l’eau, Luc rappelle enfin l’importance d’anticiper le courant lors du passage de marque.
Sur l’eau, le vent est encore léger, mais il commence à s’établir et laisse présager une séance intéressante.
Le moniteur remorque les Optimist vers l’amont, afin que les enfants puissent revenir en profitant du courant. Pendant ce temps, Aymeric Vanème, le président du club, surveille le reste du groupe depuis le second bateau à moteur.
Le vent se renforce progressivement. Les manœuvres deviennent plus fluides et les passages de bouées plus précis.
La navigation libre, un autre terrain d'apprentissage
Au YCAM, les adhérents peuvent naviguer librement le samedi après-midi, à condition qu’une personne assure la surveillance sur l’eau. La navigation libre prolonge le travail de la matinée, tout en laissant davantage de liberté aux pratiquants pour mettre en application leurs acquis.
Ce samedi, deux pratiquants profitent de cette possibilité sous la surveillance d’Aymeric. Attentif au trafic fluvial, commercial comme plaisancier, il signale l’approche des bateaux à l’aide d’une corne de brume.
Nous avons remonté la Seine au près jusqu’au pont de la Première Armée française entre Juvisy et Draveil. Plus stable que le matin, le vent a permis aux pratiquants de remonter la Seine au louvoyage, tout en travaillant les virements bascule.
Arrivée récemment au club, Alix possède déjà une expérience en 420, mais elle découvre l’ILCA. Une manœuvre après l’autre, elle gagne en précision en profitant du paysage.
Depuis la Seine, le paysage prend une autre dimension. D’un côté, la berge boisée de la base de loisirs du Port-aux-Cerises ; de l’autre, les rives urbanisées d’Athis-Mons et de Juvisy. Plusieurs péniches sont amarrées à l’année. Nous saluons leurs habitants, qui nous répondent depuis leur embarcation.
Au moment de rentrer, ils redescendent la Seine sous le vent jusqu’au ponton. Bercés par le courant, le franc soleil qui nous réchauffe semble annoncer le début d’une belle arrière-saison.
Des possibilités de navigation dans toute l'Île-de-France
De l’apprentissage des premières manœuvres à la navigation libre, l’école de voile accompagne les pratiquants vers davantage d’autonomie. En Île-de-France, les clubs offrent autant de terrains d’apprentissage que de façons de découvrir la voile, de progresser et de poursuivre sa pratique.
Texte et photos Claire C.F.
