Kenavo le Stage de Printemps 2026
Le soleil a régné toute la semaine pour ce Stage de Printemps 2026. Mais c’est bien une météo maussade qui nous réveille ce samedi matin. Sur le toit du mobil-home cette nuit, la pluie est tombée si fort que j’avais l’impression qu’il pleuvait à l’intérieur. Le vent et l’orage se sont ajoutés à cette symphonie naturelle, rendant le sommeil difficile à trouver.
Au petit matin, avant de quitter pleinement les lieux, il nous faut tout ranger et faire un peu de ménage. En effet, rêche, rugueux et irritant, le sable s’est collé et s’est insinué partout. Il laisse la preuve de notre présence, comme le témoin silencieux de notre passage. Enfin, il nous faut rendre les clés à l’accueil du camping, refermant ainsi la première page de cette journée.
Dehors, la pluie tombe en fines gouttes sur nos manteaux qui n’avaient pas encore servi. L’eau s’accumule sur nos capuches qui dégoulinent.
Sur la base nautique, le ciel est gris et l’horizon est une ligne floue entre la mer et la terre. Dans les arbres, à travers la mélodie du vent résonnent les sonorités tonitruantes d’un orage non loin.
C’est un décor de film qui nous attend quand nous arrivons au réfectoire pour le petit-déjeuner. Les nuances tristes de gris de l’extérieur contrastent avec la chaleur de la lumière artificielle à l’intérieur. Derrière leur plateau, les enfants ne sont pas bavards, leurs yeux sont marqués par le sommeil. La météo rend tout le monde maussade et renforce la mélancolie qui nous touche.
Bonne route
Après le petit-déjeuner, les enfants retournent dans leur chambre récupérer leur sac. Devant le réfectoire, Romain, le père de Firmin, arrive avec le camion du club de Viry-Châtillon. Cette année, c’est dans ce véhicule que je rentre en Île-de-France.
Les gouttes sont bruyantes sur la carrosserie tandis que tout notre groupe dit « au revoir » aux animateurs. La joie se mêle désormais au plaisir de rentrer à la maison et à l’espoir de se revoir l’an prochain. Julie, Timothée et Efoé vont attendre que tous les enfants soient partis avant de prendre eux-mêmes la route.
Pas une place de plus
Le camion du club de Viry-Châtillon fait neuf places et elles sont toutes occupées. Ayant été licencié de ce club, j’ai eu la chance de voir le véhicule arriver sur le parking. Néanmoins, c’est la première fois que je le vois plein, au sens propre du terme. Entre tous nos sacs et l’équipement qui ne peut pas être chargé sur la remorque, l’habitacle est complètement rempli.
Il est neuf heures trente quand nous quittons la base de l’I2N sous une pluie tempétueuse. À la sortie du village, à mesure que la végétation s’étiole et s’ouvre, un vent tumultueux s’ajoute. Romain, qui conduit le camion, a une dextérité que seule l’expérience de la route confère aux conducteurs. Les rafales orageuses semblent ne pas nous percuter et le camion trace son chemin sur une route détrempée. Franchir l’isthme est un cap, une fois passée cette frontière, le vent se calme. Romain peut à nouveau se détendre au volant, mais il faut rester prudent. En effet, les poids lourds que nous croisons nous envoient des vagues scélérates que Romain ne peut éviter. Cela donne l’impression d’être en pleine mer tout en étant parfaitement au sec.
Rapidement, Romain fait une première pause à Plouharnel, pour faire quelques courses et faire le plein de carburant. Quelques minutes plus tard, Firmin, Claire, Valentin et Quentin reviennent les bras chargés de notre futur repas. Le moteur démarre et nous prenons la voie rapide en direction de Rennes.
Kidnappée par Morphée, j’ai sombré dans le sommeil au bout de quelques minutes pour ne me réveiller qu’à notre arrivée sur une aire d’autoroute pour le déjeuner.
La dernière ligne droite du Stage de Printemps 2026
La pluie ne nous a pas quittés et il faut éviter les gouttes avant d’entrer dans un bâtiment bondé de monde. Ce samedi marque aussi la fin des vacances scolaires et cela se ressent. Nous mangeons debout dans un coin et reprenons la route tout aussi rapidement.
L’après-midi se déroule entre lecture, échanges avec le groupe et le volume de la radio qui ne cesse d’évoluer. À l’arrière, nous subissons les variations dues au fait que les enceintes se trouvent au-dessus de nos têtes. Après de nombreuses hypothèses, l’enquête est classée sans suite. Néanmoins, nous pensons que l’espièglerie de Firmin y est pour quelque chose dans ces variations de volume.
Il est à peine seize heures quand nous arrivons sur le parking du club. Nous avons effectué le trajet en un temps record et sommes accueillis par les parents et par un franc et très chaud soleil. Il vaut mieux en profiter, car la pluie n’est pas loin et sera bientôt là.
Nous avons désormais deux missions : décharger et ranger la remorque et décharger et faire le plein du camion. En une heure, tout au plus, toutes ces missions sont accomplies.
L’heure est venue de rentrer à la maison. Toute la troupe quitte le parking, Romain, Firmin et moi-même sommes les derniers à quitter les lieux. Firmin repousse le portail du parking et Romain ferme le cadenas. J’embarque dans la voiture avec eux, père et fils me déposent finalement chez moi quelques minutes plus tard.
Ainsi se termine le récit de ce Stage de Printemps 2026, rendez-vous en 2027 pour suivre, à nouveau, les aventures des jeunes franciliens en Bretagne.
Merci à tous
Merci aux marins et à leurs parents pour leur implication chaque année.
Ce stage ne serait rien sans le travail formidable effectué chaque année par les membres de la Ligue.
Enfin, ce stage ne pourrait avoir lieu dans d’aussi bonnes conditions sans le travail de nos coachs et de nos animateurs.
Un dernier remerciement à l’Institut National du Nautisme qui nous accueille chaque année dans les locaux exceptionnels de Quiberon.
Texte et photos : Claire C.F.
