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Le Stage de Printemps 2026, la dernière ligne droite

Vendredi, cinquième et dernier jour

Réveil compliqué

Ce matin, au camping et dans le dortoir de l’I2N, les réveils sonnent fort pour sortir tout le monde des brumes de la nuit. Sous les couvertures règne une douce chaleur que personne ne veut quitter.

Comme chaque année, le temps est passé trop vite et il faut déjà remplir les sacs et vider les chambres. Au camping, les enfants et les adultes s’activent. Tanguy et Léo nous rendent déjà les clés de leur bungalow, prêts à prendre le départ ce soir. Du côté de Quentin, Bernard et Firmin, les sacs fleurissent sur les terrasses, prêts à être disposés dans la benne du camion.

Sur le trajet vers la base, les conversations se sont tues, les mentons sont bas et les visages, pas tout à fait réveillés.

Néanmoins, ce début de mélancolie ne va pas nous envahir tout de suite. En effet, quand nous arrivons sur la base nautique, une partie du groupe est en salle de sport. De toute évidence, un regain d’énergie touche nos jeunes qui sont finalement en pleine forme.

Une matinée brumeuse

Au petit-déjeuner, le réveil sportif charge les lieux d’une effervescence inattendue. L’énergie des enfants est communicative et nous sommes tous prêts à profiter de cette dernière journée.

En revanche, pour cela, il faudrait qu’Éole soit aussi de la partie. Néanmoins, le vent semble ne pas avoir pris rendez-vous. En effet, au travers des baies vitrées, la ligne d’horizon n’existe pas : Carnac et le reste de la côte ne font plus partie du décor.

Sur la base, la brume envahit l’espace et casse le peu de vent qui nous parvient. Néanmoins, il y en a suffisamment pour que la flotte puisse se mettre à l’eau : nous allons donc pouvoir naviguer encore un peu.

Évidemment, ces conditions n’encouragent pas les enfants à descendre rapidement sur la plage. Par conséquent, nos animateurs doivent redoubler d’efforts pour que toute la flotte ait quitté la plage en temps et en heure.

Fort heureusement, le soleil choisit ce moment pour percer les nuages. Depuis la terrasse du réfectoire, les animateurs et moi-même profitons du panorama pour observer la séance.

Un temps calme précieux

Il y a tellement peu de vent que nous pouvons suivre tous les groupes à la vue et à la voix. En effet, nous entendons parfaitement les voix de Mikaël Lavanant et Eliott Salomon, dont les groupes naviguent juste devant nous.

Sur une table, Julie et Timothée font le tri dans les clés pour tenir un compte précis des chambres qu’il nous reste, tandis que Jojer et Océane profitent du soleil. Personnellement, je fais une micro sieste dans l’herbe, car le rythme de la journée va bientôt accélérer drastiquement.

Finalement, nous n’aurons qu’une heure de calme avant que Mikaël n’ouvre le bal du retour. Son groupe est rapidement suivi par ceux d’Eliott et de Vincent. Puis, ce sont les ILCA et 420 qui rentrent à terre les derniers.

Pour bien clôturer cette semaine, c’est une nouvelle marée basse qui nous tend les bras. De quoi intensifier encore un peu cette matinée.

Alors que certains groupes doivent faire leur débriefing, il faut aussi s’assurer que les bateaux sont correctement rincés et vérifier qu’ils ne gênent pas sur le parking. En effet, tout au long de la semaine, les équipes internationales de 49er et Nacra 17 se sont ajoutées sur le parking. Au bout de la zone, il nous reste juste ce qu’il faut de place pour que la flotte francilienne sèche au soleil pendant le repas. Aujourd’hui va être une partie de Tetris géant.

Stage de Printemps 2026

Deuxième round : constitution des remorques

Rangement en petit comité

Généralement, le rangement du matériel transforme le parking en une fourmilière où il est facile de se perdre. En revanche, aujourd’hui c’est différent, car le groupe ILCA/420 est en débriefing de stage après le repas.

Par conséquent, sur le parking, il n’y a que les Optimist d’Eliott, de Mikaël et le groupe Open Skiff de Bernard. Ce dernier a demandé à son groupe de rester auprès du camion, permettant de parfaitement canaliser les enfants. Bien que de courte durée, cet allègement permet à nos animateurs de se répartir plus facilement les tâches, notamment entre les vestiaires et les chambres. Sur le parking, d’un côté, Bs’occupe des Open Skiff en compagnie de Bernard et des enfants. De l’autre côté, Mikaël, toujours très présent, gère la remorque qui repart au CVSQ, avec les enfants.

Enfin, cette année, nous avons aussi la présence de certains parents ayant passé la semaine dans la région, qui viennent aider leur enfant.

Stage de Printemps 2026

L'art, pas si compliqué, de faire une remorque de route

Étant rodée à la constitution d’une remorque, de mon côté, j’aide les enfants de Choisy-le-Roi avec leurs Optimist. Timéo et Céleste sont très réceptifs et leurs bateaux sont chargés sur la remorque en moins d’une heure. Ceux de Hector et d’Axel suivent dans la foulée, avec un coup de main de la part de Vincent et de Léo. Les quatre enfants sont à présent libres de rejoindre les animateurs pour profiter de l’après-midi.

Les Optimist s’en vont quand arrivent les ILCA et 420. Ce timing est absolument parfait, il est temps de s’atteler à la constitution de la deuxième remorque. Quelques peu absorbés par l’euphorie provoquée par la fin du stage, les deux équipages de 420 sont dissipés et manquent d’organisation. N’ayant, à première vue, pas d’animateur sous la main, je me positionne comme observatrice et n’hésite pas à les aider un peu.

Pendant ce temps, Jawed, l’incarnation de la discrétion, est prêt en un tour de main. Son bateau doit être positionné en haut de la remorque, soit à environ deux mètres au-dessus du sol. De fait, nous demandons de l’aide à l’équipe de Viry-Châtillon, juste à côté. Avec tous ces bras, le bateau de Jawed est rapidement hissé et sanglé.

Par la suite, le premier 420 est, lui aussi, hissé sur la remorque. Tout d’abord, il faut positionner le taud de dessous sur les sangles. Dans un deuxième temps, il faut soulever et déposer le bateau dans le taud. Enfin, il faut ajuster le taud sur le bateau. Pour finir, le deuxième 420 est positionné en dessous, puis les mâts sont accrochés tout en haut de la remorque, un de chaque côté de l’ILCA.

Une après-midi fatigante

Les bras supplémentaires et l’éternelle solidarité de nos jeunes marins font la différence. Faire les remorques et ranger le matériel est toujours plus agréable à plusieurs.

L’après-midi commence à toucher à sa fin, il est dix-sept heures et beaucoup rêvent de prendre une douche. Cela signifie qu’il est l’heure de retourner au camping.

Sur place, Bernard s’assure que les enfants font bien leur sac. Dans l’allée, Romain, qui ramène les jeunes de Viry-Châtillon, charge le camion du club.

Le travail avance vite et les enfants ont rapidement quartier libre. Soudainement, c’est un joyeux chant qui envahit les installations du camping. Sur la terrasse de Bernard, nous nous retrouvons pour boire un verre avec les parents. Ce moment entre adultes est une première petite clôture de ce Stage de Printemps 2026.

Le temps passe et les parents commencent à vouloir prendre la route. Pour faire revenir les enfants sans s’user la voix, Bernard opère comme il le fait sur l’eau quand il doit réunir sa flotte. Un seul coup de sifflet suffit pour faire revenir le groupe.

En revanche, les « au revoir » sont inévitables. Gabin et ses parents sont les derniers à nous quitter. Notre pile électrique qui courait derrière le camion il y a quelques jours, nous gratifie d’un dernier sourire joyeux.

Dernier repas et dernière nuit

Comme chaque année, la moitié de l’effectif a déserté la base.

Dans le réfectoire, pour que tout le monde ait sa place, les enfants rallongent les tables. Le repas prend rapidement des airs de banquet populaire. Bien que le volume soit faible, les conversations ne tarissent pas. Même chez les adultes, la nostalgie fait son chemin dans les esprits.

Néanmoins, à mesure que le temps défile, la fatigue se fait sentir parmi nos jeunes marins et le calme s’empare du réfectoire. Après une courte veillée, tout le groupe s’en va retrouver son lit et les doux bras de Morphée.

La dernière nuit est toujours particulière et se partage entre début de nostalgie et joie de rentrer chez soi.

Très belle et bonne dernière nuit à tous.

Photos et texte Claire C.F.

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