C’est un record d’affluence pour notre événement coorganisé avec le Cercle de Voile de Moisson – Lavacourt : 75 bateaux sont annoncés pour la nouvelle édition de l’Open Banque Populaire.
Cette année, nous avons également eu le plaisir d’accueillir les représentants de l’agence Banque Populaire Val de France, l’un de nos partenaires.
Un samedi caniculaire
À l’ouverture des inscriptions, ce samedi 30 mai, sur le lac il n’y a pas un souffle d’air et les températures sont déjà élevées. L’anticyclone joue les trouble-fête et nous pressentons que cette première journée ne permettra peut-être pas aux coureurs de mettre les bateaux à l’eau.
Néanmoins, ce manque de vent n’atteint pas la joie des régatiers qui viennent nous saluer tout en confirmant leur présence.
Une organisation bien rodée
En fin de matinée, un premier briefing a lieu entre les arbitres et les bénévoles afin de finaliser l’organisation de la régate sur l’eau.
En plus des coachs et des deux bateaux sécurité qui seront à la fois viseur et mouilleur, seront également présents deux zodiacs jury : l’un sera dédié à la flotte Optimist et le second suivra les autres séries.
Par la suite, un premier briefing coureur a lieu avec tous les Optimist : les Optimist dit « équipe régate » et les Optimist « école de sport » qui eux ont la possibilité d’être coachés durant l’épreuve. Les deux groupes partent sur le même départ, mais n’ont pas le même système d’arbitrage, ni le même parcours. En effet, les Optimist « écoles de sport » sont arbitrés selon le principe d’un jugement direct, là où les autres sont jugés en semi-direct. Si un jugement doit avoir lieu entre un Optimist « école de sport » et un Optimist « équipe régate », un jugement direct sera mis en place.
Puis vient le briefing général coureur, pour expliquer le déroulement de la journée.
Un parcours trapèze sera mouillé : cette configuration est très utilisée quand il n’y a qu’un seul comité de course pour plusieurs séries. Tour à tour, chaque départ sera lancé sur la banane extérieure ou sur la banane intérieure, permettant aux différentes séries de ne pas se gêner. Ainsi, plus rapide, l’intersérie dériveurs partira en premier, puis les Open Skiff et les Optimist. Les quillards viendront se joindre à la flotte dimanche.
Éole fait de la résistance
Durant toute la matinée, le vent fait quelques incursions sur le plan d’eau. Un filet d’air reste toutefois présent et les bénévoles du CVML tentent de mettre en place un parcours.
Depuis la terre, tous observent les bateaux à moteur faire des allers-retours avec beaucoup d’espoir. Mais le vent ne reste pas : Guillaume Soudée, président du comité de course, hisse l’aperçu à terre signifiant un retard dans le début des courses.
Le couvert des arbres offre un écrin de verdure qui créé un îlot de fraîcheur sous lequel il y a une forte affluence. D’un groupe à l’autre, les conversations sont animées : les jeunes ont tous le match de football en tête. D’autres jeunes préfèrent barboter dans l’eau pour faire passer le temps.
À 15 heures, le jury propose une révision des règles de course.
Un groupe d’enfants et d’adultes se retrouve dans le petit courant d’air formé par les bâtiments situés à côté de l’atelier.
Au programme du jour, le passage de marque au vent et sous le vent. Bernard Nouailhas, en bon professeur, dessine les cas sur le tableau et demande aux personnes présentes d’identifier les déplacements possibles des bateaux. Très attentifs, tout le monde y va de son commentaire : le cours devient très vite un espace de discussion où les avis et expériences des uns et des autres se confrontent.
Un goûter ensoleillé
À 16 heures, le pavillon A est ajouté sous l’aperçu annonçant la fin de l’attente.
Nous nous empressons de mettre en place le pot d’accueil à destination des coureurs, des parents et des bénévoles.
Tour à tour, Guillaume Soudée, président du CVML, puis Paule Marie Poulouin, secrétaire générale de la Ligue et Valérie Desoubry, représentante de la Banque Populaire Val de France, prendront la parole pour remercier toutes les personnes présentes pour ce Championnat et pour leur patience durant cette première journée.
Après des discours vivement acclamés, une cohue s’installe autour du buffet où se mêlent de nombreuses conversations enjouées.
Ce soir, certains profiteront malgré tout du faible souffle de vent pour aller naviguer une petite heure.
Fraîcheur et petit temps en perspective
Le vent est de retour à Moisson-Lavacourt
Dimanche matin, au réveil, un vent faible établi sur le lac devrait se renforcer pour permettre une première procédure à 10h30.
Le ciel est couvert et les quelques gouttes tombées cette nuit ont rafraîchi l’air.
Rapidement, le parking s’anime : les voiles sont hissées et les premiers bateaux sont mis à l’eau alors que le vent rentre sur le plan d’eau.
Le premier départ a lieu à l’heure prévue : le groupe intersérie dériveurs mène la danse et commence par la banane extérieure du parcours. Au premier tour, un ILCA 7 passe la marque une en tête, mais dès le milieu du bord de portant, il est rattrapé par le spi bleu du FRA 68. Derrière, les batailles aux passages de marques sont belles et le cours de la veille aura été bénéfique. Néanmoins, cela n’empêchera pas les réclamations en fin de journée.
Les quillards sont prêts à entrer en course juste après le lancement des Optimist. Moins nombreux, ce sont les MiniJI qui s’élancent le plus rapidement, suivis de près par les deux Hansa vert de Maxime Schwartz et Cécile Vénuat, et du duo mère/fils Emmanuelle et Lucas Poret.
Le vent se renforce et quelques voiliers gîtent pour le plus grand bonheur de leurs skippers.
Au travers de l’appareil photo, entre les expressions concentrées, je capte de nombreux sourires.
Un comité de course parfaitement coordonné
Avec les quillards, le comité de course a quatre séries sur l’eau. Cela représente quatre départs qui doivent partir sur des bananes différentes, pour que les flottes ne se gênent pas. Chaque procédure dure cinq minutes. Tous les bateaux ont quatre minutes pour couper la ligne de départ après l’affalée du pavillon de classe. Guillaume Soudée et Paule Marie Poulouin, assistés d’Hervé Lohier, peuvent difficilement faire plus qu’un départ toutes les dix minutes !
À la fin de chaque procédure, pour aider les coureurs à savoir si le départ suivant les concerne, Guillaume Soudée hisse, à mi-hauteur, le pavillon de classe de la série prenant le prochain départ : les autres séries doivent se mettre en zone d’attente pour ne pas gêner le départ à venir.
Cette organisation est à peine perturbée par les rappels généraux qui ne manquent pas d’arriver.
Dans ce cas de figure, le comité a une stratégie bien précise : au premier rappel général, le pavillon U sera hissé pour la nouvelle procédure et pour toutes les procédures suivantes pour la série concernée. Si un nouveau rappel général a lieu, le pavillon noir sera hissé pour la nouvelle procédure et les suivantes. Seuls les Open Skiff et les quillards feront leurs procédures sous le pavillon P.
Suivre la flotte
Avec la fréquence élevée des départs, suivre correctement la flotte n’est pas facile : il faut passer d’un bateau suiveur à l’autre pour pouvoir observer la régate le mieux possible.
La journée commence en compagnie de Firmin Besson du club nautique de Viry-Châtillon. Toujours en formation entraîneur, il est ici pour suivre les ILCA et les Open Skiff de son club. Lui aussi doit aussi jongler entre les flottes, ce qui n’est pas simple, car il y a un vrai écart de vitesse entre les deux groupes. Firmin Besson est un futur coach consciencieux. Depuis son embarcation, il a une bonne lecture du plan d’eau, ce qui aide beaucoup son équipe à comprendre le plan d’eau.
Après deux courses passées avec l’intersérie dériveurs, je rejoins Mikaël Lavanant pour suivre les Optimist du club de voile de Saint-Quentin. Le briefing entre deux courses est en cours et le coach explique à son équipe la circulation du vent sur le plan d’eau. Au lancement de la course suivante, ses conseils sont appliqués et un de ses coureurs gagne rapidement des mètres sur les concurrents du CVML.
Les photos pour les IND, les Optimist et les Open Skiff sont finalisées : il ne manque plus que les quillards. Je décide donc d’embarquer sur un zodiac du jury pour les suivre : je suis avec Florence Paulin, jury régional, et Thibault Souchon, jury stagiaire. Dix bateaux constituent le groupe quillard et sont sur une ligne calculée pour trente. Ils n’ont donc aucun mal à se répartir sur la ligne pour prendre le meilleur départ possible. Au top départ, les MiniJI décollent presque comme des fusées et passent vite la marque au vent malgré les variations de celui-ci. Derrière, il y a des batailles entre les équipages formés par Maxime Schwartz et Cécile Vénuat, Lucas et Emmanuelle Poret, et Amine Nakhil et Olivier Davanture.
Troisième mi-temps au jury
C’est désormais une habitude : chaque Open Banque Populaire se termine avec quelques réclamations. Ce sont souvent des contacts entre bateaux ou avec une bouée, ou des litiges aux passages de marques.
Pour être prêt le plus rapidement possible, Thibault est renvoyé à terre durant la cinquième course de l’intersérie afin de préparer les formulaires de réclamations. En tout, ce ne seront pas moins de sept cas qui seront portés à la connaissance du jury.
Les premiers jugements commencent rapidement. Mais comme cela prend un certain temps, le président du jury décide d’ouvrir un deuxième panel : moi-même et Thibault Souchon sommes désignés pour compléter cette deuxième équipe.
Nos deux premiers cas sont plutôt rapides à juger mais le troisième nous posera quelques difficultés. En effet, nous devons déterminer si l’engagement a été créé avant ou après les trois longueurs à la marque, mais les avis et points de vue du réclamant et du réclamé divergent. Après discussion, nous arrivons à un consensus et décidons de disqualifier le réclamé.
Une fois les jugements rendus, les décisions doivent être intégrées aux résultats pour finaliser les classements de la régate.
Remise des Trophées
Enfin, les classements sont finalisés
L’Open Banque Populaire est LA régate clôturant également l’année sportive de nos jeunes en quête de sélection pour les Championnats de France. Il y aura donc deux remises des prix : l’Open Banque Populaire et le Championnat de Ligue.
À l’annonce de la remise des prix, c’est la liesse sur le parvis de la base de loisirs des Boucles de Seine : toute la foule se regroupe autour des tables et du podium.
À l’arrière, du podium flottent fièrement les bannières de la Ligue et de Banque Populaire Val de France.
L'Open Banque Populaire
Ce sont les trophées de l’Open Banque Populaire qui sont d’abord remis aux régatiers. Chacun se voit remettre une plaque en verre avec la série sur laquelle il a couru et la place associée à son résultat. Chaque distinction est remise par l’une des représentantes de Banque Populaire Val de France, sous les yeux pleins d’étoiles des enfants. Après chaque podium, les enfants s’agglutinent les uns à côté des autres pour observer les récompenses de plus près.
Le Championnat de Ligue
Dans un deuxième temps, arrivent les podiums du Championnat de Ligue.
Sur chaque marche, chaque nouveau prénom donne lieu à une effusion de joie. Les trophées sont remis par Paule Marie Poulouin et Élisabeth Neidhart, présidente de la Ligue. Sur chaque marche du podium, c’est à savoir quel club aura le plus de récompenses. En Optimist, le CVSQ et le CVML sont aux coudes à coude. Les pavillons de chaque club flottent dans le vent qui diffuse un air frais sur la base. En Open Skiff, Viry-Châtillon n’a pas laissé de place à qui que ce soit cette année et monte sur les trois marches du podium. Chez les ILCA 4, Viry-Châtillon et le CVSQ se partagent le podium.
Chez les Hansa, le classement se fait en individuel, car tous les équipages ne font pas toujours les régates ensemble. Nous retrouvons en tête du classement Cécile Vénuat et Maxime Schwartz de l’ASCE Voile ESPAR aux première et seconde place, ainsi que Thomas Carré de l’US Créteil Voile à la troisième place.
La fin d'un week-end mémorable
Ce nouvel Open Banque Populaire se termine avec uniquement des notes positives.
Tout d’abord, nous tenons à remercier chaleureusement Madame Desoubry représentant la Banque Populaire Val de France, et son équipe, pour leur présence et les trophées offerts pour la remise des prix de l’Open Banque Populaire.
Comme beaucoup d’événements sportifs, nous ne pouvons rien faire sans l’aide précieuse des bénévoles.
Engagée et aux petits soins, l’équipe du CVML travaille avec précision et efficacité dans tous les aspects de la préparation et de la gestion d’une régate. Alors un grand merci à eux pour avoir répondu présent.
Le corps arbitral, sur l’eau comme à terre, a également fait des merveilles ce week-end. Du cours sur les règles de course, au lancement de chaque procédure de départ, à la gestion des réclamations, en passant par l’établissement des classements, les arbitres sont essentiels pour le bon déroulement d’une régate.
Cette finale de ligue 2026 restera aussi mémorable par le nombre de bateaux présents sur l’eau : 75 bateaux au total pour 18 procédures de départs en une seule journée. À tous les régatiers, bravo et félicitations pour cette très belle épreuve et bonne chance aux sélectionnés pour les Championnats de France en août !
Festival Wing In Paris
Cette année, nous avons partagé le plan d’eau avec Wing In Paris Festival.
Cet événement est organisé par l’association « Wing in Paris » affiliée à la FFVoile pour rassembler professionnels et passionnés autour de la glisse.
Cette année, quatre thèmes étaient retenus :
Ateliers : réparation de matériel et création de goodies upcyclés en utilisant les tissus d’ailes de Wing ou de Kite.
Tests de matériel
Initiations Wingfoil
Activités no wind : séances et atelier de dockstart, efoil, foil assist et flat start en upfoil.
De la voile traditionnelle à la Wing, la richesse des activités nautiques possibles sur le territoire francilien n’est plus à démontrer !
À l’année prochaine, pour une nouvelle édition, tout aussi mémorable !
Claire C.F.
