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La Coupe des Dames : quatre années de voile au féminin en Île-de-France

Depuis 2022, la Coupe des Dames invite les navigatrices franciliennes à s’approprier les MiniJi du Club de voile de Saint-Quentin-en-Yvelines. Soutenue par la Ligue, cette régate s’inscrit dans une dynamique de développement de la pratique féminine.

Retour sur la naissance d’un projet régional qui associe découverte de la régate, progression et convivialité.

La Coupe des Dames, de l'ambition fédérale à la naissance d'un projet régional

Le programme fédéral pour développer la pratique féminine

Lancé en 2019, le programme Woman Leading and Sailing (WLS) vise à fédérer et à valoriser les initiatives des clubs en faveur des femmes. Le programme accompagne ces actions, de la découverte de la voile à la régate. WLS a pour mission de faire découvrir aux féminines les mécanismes de la compétition dans un cadre sportif et bienveillant pensé pour elles.

Sur le terrain, les clubs sont notamment invités à créer des occasions de naviguer et de régater entre femmes. Les modalités de mise en œuvre varient selon les besoins et les possibilités de chaque territoire. En Île-de-France, la commission féminine de la Ligue a créé la Coupe des Dames et l’organise conjointement avec le Club de voile de Saint-Quentin-en-Yvelines (CVSQ).

Coupe des Dames

Le CVSQ, un support pour lancer la Coupe des Dames

La première édition de la Coupe des Dames est organisée en 2022 sous l’impulsion de Véronique Aumont, qui propose de s’appuyer sur la flotte de MiniJi du CVSQ. Le projet reçoit rapidement le soutien de Marie-Thérèse Lanuzel-Jourdas, présidente de la commission féminine de la Ligue.

La mise à disposition des bateaux présente un avantage pratique : les navigatrices peuvent participer sans avoir à venir avec leur voilier. Avec ses 3,65 mètres, le MiniJi offre un cadre adapté à la découverte de la navigation en solitaire et de la régate.

Le choix de ce support constitue ainsi l’un des leviers du projet : permettre aux navigatrices de prendre en main un bateau, de gagner en autonomie et de découvrir la compétition dans un environnement encadré.

Une journée pour découvrir le MiniJi et la régate

Dès sa création, la Coupe des Dames est pensée pour faciliter la découverte de la régate. À l’époque, Pierre Denis et Philippe Guesney sont les bénévoles chargés d’organiser la journée.

Après un temps d’échanges et de préparation des bateaux, les participantes embarquent. À terre et sur l’eau, un accompagnement technique est assuré par les bénévoles du club. Cette présence permet aux participantes de progresser et de gagner en autonomie.

L’après-midi est conçue comme une introduction à la régate. Le comité de course présente les bases de la procédure de départ et des règles de course à la voile. Cette régate permet aux participantes de mettre en pratique les acquis de la matinée et de découvrir la compétition dans un cadre amical. De plus, l’accompagnement technique se poursuit tout au long de la navigation.

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Quatre années de Coupe des Dames : quel bilan ?

Des participantes aux profils variés

Neuf navigatrices participent à la première édition en 2022. Elles sont treize l’année suivante, puis quatorze en 2024. Cette progression témoigne de l’intérêt des féminines de se rencontrer pour partager ensemble un moment convivial sur l’eau. Présente lors des trois premières éditions, Véronique Aumont remporte chaque fois la régate. Au fil des années, la Coupe des Dames rassemble ainsi des navigatrices aux profils et aux expériences variés.

Annulée en 2025, la Coupe des Dames revient en 2026 avec sept navigatrices issues d’horizons différents. Corinne Jouans participe également pour la troisième fois à la régate. Sayuri Monjoly fait ses premiers pas sur un voilier, tandis que Laurence Aenishanslin est issue de la formation à l’arbitrage lancée au début de l’année.

En quatre ans, neuf clubs franciliens ont été représentés par leurs adhérentes.

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Une édition 2026 dans la continuité du projet

La Coupe des Dames s’est tenue le 17 octobre au CVSQ.

Comme lors des éditions précédentes, la matinée était consacrée à la prise en main du MiniJi avant les courses de l’après-midi.

Pendant que Stéphane Gaillard présente le fonctionnement du MiniJi, Gérard Deloge manipule la remorque du voilier. Il oriente ce dernier afin d’illustrer le sujet abordé.

Le vent souffle parfois fort sur le plan d’eau. Malgré une orientation de nord réputée perturbée, les navigatrices s’adaptent aux conditions et gagnent progressivement en confiance.

Chloé Gauthier de Lahaut comprend vite le fonctionnement du bateau et se rapproche de Corinne Jouans. Entre Laurie Monjoly et sa fille Sayuri, les points sont serrés à mesure que Sayuri gagne en assurance. En tête de la flotte, Frédérique Larrarte, Laurence Aenishanslin et Joelle Le Saux se disputent le podium et se classent dans cet ordre. Leur maîtrise des passages de marques et des règles de priorité témoigne de leur expérience de la régate.

À terre comme sur l’eau, les bénévoles accompagnent les navigatrices tout au long de la journée. Réglage du foc, conseils pour anticiper les variations du vent ou remorquage : Stéphane et son équipe interviennent au fil des besoins.

Avant la lecture du classement, Patrick Chigard, président du CVSQ, prononce un discours pour remercier les participantes, les bénévoles et Marie-Thérèse Lanuzel-Jourdas, présidente de la commission féminine de la Ligue, pour leur présence.

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Femme à la barre : une autre façon de naviguer au féminin

Depuis le début des années 2010, de nombreux clubs sont porteurs de projets à destination du public féminin. Issu d’une initiative fédérale, le Cercle de Voile des Boucles de Seine intègre dans son calendrier une régate Femme à la barre comme beaucoup d’autre clubs franciliens. Cette régate s’inscrit dans une dynamique antérieure au programme WLS, visant à promouvoir la pratique féminine.

Chaque édition se court sur les Vents d’Ouest du club.

Pour s’inscrire, un équipage doit obligatoirement nommer une femme comme skipper. L’utilisation des Vents d’Ouest, des quillards doubles, rejoint la dynamique fédérale qui vise à favoriser la mixité de la pratique sportive.

Le 3 octobre dernier, sept équipages paritaires étaient en lice. La régate s’est déroulée sur la Seine par une météo estivale et un vent dans l’axe du plan d’eau. Quatre courses sont lancées par Jacques Lafon, le président du comité de course. Sur l’eau, les passages de marques sont serrés et le classement en témoigne. Les trois premiers équipages se tiennent à quelques points.

Ce format, différent de celui de la Coupe des Dames, poursuit une ambition commune : offrir aux navigatrices des occasions de régater et de trouver leur place sur l’eau.

Des initiatives locales pour faire vivre la voile au féminin

De la régate Femme à la barre à la Coupe des Dames, les clubs franciliens développent des formats adaptés en fonction de leur support. En solitaire ou en équipage, les clubs offrent aux navigatrices différentes occasions de prendre la barre, de progresser et de partager leur expérience sur l’eau.

La mise à disposition des voiliers et l’accompagnement technique favorisent la participation. En réunissant des femmes aux parcours et aux niveaux d’expérience variés, ces initiatives locales contribuent à faire vivre la voile au féminin en Île-de-France.

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