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Stage de printemps 2025, pour quelques minutes de plus

Jour 5_Vendredi 25 avril

Jour 5_Vendredi 25 avril

Il est sept heures, le réveil entonne sa mélodie pour l’avant-dernière fois. Nous y sommes : vendredi matin, les corps sont raides et les yeux peinent à s’ouvrir. Ils sont bronzés, parfois un peu rouges et leurs lunettes de soleil sont inscrites dans leur peau. Le petit-déjeuner se passe dans un relatif calme, le réveil musculaire n’a pas eu lieu, ils ont eu un supplément dans les bras de Morphée. Les coachs non plus ne sont pas en grande forme, Mika n’a plus de voix et Eliott est aux abonnés absents. Le réveil est compliqué pour tout le monde et le mot d’ordre de la matinée annonce la couleur : tout le monde à l’eau le plus vite possible !

Aujourd’hui, je reste à terre, ce matin, c’est ma petite sœur Audrey qui embarque. Photographe en vacances à Lorient, elle nous fait l’honneur de sa présence. C’est avec Luc et Eliott qu’elle va passer la matinée. Sur la plage, les ILCA et les 420 descendent rapidement, tandis que sur la passerelle, Eliott s’échine à tracter la barque qui amène aux bateaux.

Stage
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Alors que Timéo est porté par Melodie, Mika embarque dans l’Optimist de Joséphine. En un tour de main, la flotte francilienne est entrée dans les eaux bretonnes pour la dernière fois de la semaine. Une douche pour Moussa, un café pour Mélodie et un thé pour moi, le silence de la cafétéria fait passer la matinée à une allure folle. Le temps passe vite.

Très vite ?

Trop vite ?

Mika informe à la VHF que son groupe rentre. Il nous dit aussi que le groupe doit être prêt à prendre la route le plus rapidement possible, l’après-midi s’annonce plus qu’intense. Nous avons à peine le temps d’ouvrir la baie vitrée que tous les groupes arrivent à la plage.

Remonter la plage une dernière fois

Le temps d’arriver sur la plage, c’est toute la flotte qui débarque. Quand Mélodie et moi arrivons, c’est la confusion qui règne, les enfants ne sortent pas de l’eau, les remorques de mise à l’eau sont sous l’eau. De toute évidence, personne n’avait assez anticipé la marée, remontée plus haut que prévu. Ils sont quelques-uns à prendre l’initiative de sortir les remorques de l’eau les unes après les autres. Autant pour faire de la place que pour permettre aux premiers de commencer à remonter. Moussa, Mélodie et moi-même y allons de bon cœur pour donner un coup de main.

Néanmoins, le temps passe et il faut faire vite. Pendant que Moussa et Mélodie gèrent les vestiaires, je supervise le parking. Les bateaux doivent être rincés rapidement avant de poursuivre avec le repas.

Course contre-la-montre

En quelques minutes, toute la troupe francilienne est attablée et le repas se déroule rapidement. Puis c’est aux pieds du gigantesque hangar que l’effervescence est à son comble. Une longue après-midi de manutention s’ouvre et je la commence en donnant un coup de main à Liv et Alicia avec leurs Optimist. Il faut les retourner et les faire pivoter pour qu’ils soient dans le bon sens pour monter sur la remorque. Pendant ce temps, Mika et Moussa chargent les coques, tandis que Joséphine est aux prises avec les remorques démontables.

Pliage de voile, emballage de bateaux dans leurs taux, porter puis retourner ces mêmes bateaux, avec les ILCA d’un côté et les Optimist de l’autre. Petit à petit, le travail prend forme et le rangement s’organise. Lucie prête main forte à Timéo, Axel et Gabin, avec patience et bienveillance. Je sens le savoir-faire et une petite nostalgie de ce bateau sur lequel elle a fait ses armes. Les esprits sont déjà bien fatigués quand arrive le tour des 420. Évidemment, nous allons mettre le taud de dessous à l’envers. Finalement, les enfants posent le taud sur les sangles de la remorque, c’est plus simple d’enfiler le bateau dans le taud déjà prêt. Puis il faut hisser le bateau en haut pour mettre le deuxième dessous. Pendant que Rémi reste perché en haut pour accrocher les mâts, c’est aux bateaux de Jawed, Gabin, Timéo et Axel d’être chargés.

Trois heures plus tard, un coup d’œil autour des remorques, plus un bateau ne traîne et ceux qui ne sont pas encore partis se sont regroupés à la cafétéria.

remorques
rangement
remorques

Un repos bien mérité

Il est 16 heures 30 quand nous apportons les dernières sangles. L’effectif a littéralement fondu en l’espace d’une heure. Ils ne sont plus qu’une dizaine sur place, alors que Mélodie se rend à la cafétéria pour préparer le goûter et j’observe notre groupe réduit à une poignée de personnes. Assis sur un fauteuil, Raphaël et Ulysse sont plongés dans leurs téléphones : collés l’un à l’autre, ils font corps avec leur siège.

Au menu ce soir, un délicieux hamburger fait maison par le chef. Ulysse réussit même à en avoir un de plus, à la faveur d’une erreur de calcul. Alors que ma sœur nous a rejointes, nous passons la soirée à regarder les photos qu’elle a faites le matin. Entre petit tacle gentil, mais bien senti et effusion de rire, on sent que l’atmosphère n’est plus la même. Le dernier soir est toujours un moment particulier pour nous tous. Tout le monde est regroupé autour de l’ordinateur, certains visages s’éteindre petit à petit, d’autres semblent déjà avoir rejoint Morphée. À 22 heures 30, le retour aux chambres est amorcé et les plus fatigués ne demandent pas leur reste.

Dernière nuit

Vers 23 heures 15, je retrouve Moussa et Mélodie pour notre dernière soirée. Entre débriefing de la semaine et discussion autour de nos vies, c’est sous le couvert de l’arbre que l’on passe un bout de soirée. La pluie nous a laissé tranquilles toute la semaine, il fallait bien que la Bretagne nous honore de son humidité historique. Le point de vue est idéal pour surveiller les mouvements nocturnes. Et nous en attrapons deux qui essaient de filer en douce.

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent ? C’est raté pour cette fois.

Au bout d’une heure, je rentre me coucher. Il fait froid et le contrecoup de la journée se fait de plus en plus sentir.

Alors que j’entre sous ma couette, je peine à réaliser que c’est la dernière nuit ici avant l’année prochaine. Mais ça, c’est un problème pour la Claire du futur, celle du présent vous laisse pour rejoindre à son tour les bras de Morphée.

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