You are currently viewing Stage de printemps 2025, une première journée formatrice

Stage de printemps 2025, une première journée formatrice

Jour 1_Lundi 21 Avril

Les traditions ont la vie dure

Il est là, il résiste encore et toujours. Non, ce n’est pas du célèbre Gaulois dont je parle. Mais bien du traditionnel réveil musculaire. Cette année, c’est Mika qui mène la danse. Course à pied et gainage sont à l’ordre du jour. Encore un peu timide, le soleil n’est pas bien loin. Mais déjà, il réchauffe les cœurs de nos jeunes athlètes. Parfaitement éveillés, c’est avec entrain que les enfants arrivent au petit-déjeuner. De toute évidence, chacun ne se connaît pas encore assez pour ouvrir le bal des conversations. Le repas est d’un calme olympien.

Stage

Préparation des bateaux et première navigation

Très vite, la journée commence et chaque groupe vaque à ses occupations. Pendant que les ILCA gréent leurs bateaux, les 420 peaufinent les réglages. Très vite, les Optimist se mettent à l’eau pour leur première navigation. Le ciel est couvert et à terre, le vent est timide. Ce dernier est même entrecoupé, de temps à autre, par ce bon vieux crachin breton que l’on aime tant. Le groupe des ILCA – 420 mettent les bateaux à l’eau. Mélodie, Moussa et moi en profitons pour prendre un moment pour nous avant l’effervescence du déjeuner.

Stage

La matinée passe rapidement. La bonne nouvelle ? La marée est haute, nous n’avons pas à faire trop d’effort pour remonter les bateaux. Nous gagnons du temps et économisons notre énergie : remonter la plage avec les bateaux demande beaucoup d’endurance à l’échelle d’une semaine.

Stage

Les choses sérieuses commencent

C’est au cours de l’après-midi que les choses sérieuses vont réellement commencer. Les groupes regagnent leurs bateaux à partir de 14 heures. Je commence la semaine avec l’entraîneur Luc Pogonkine et les ILCA. Le groupe est dense et les niveaux relativement épars. Ne connaissant pas tout le monde, Luc lance des exercices simples : conduite du bateau surtout, remontée au près et descente au portant. Les écarts se creusent facilement mais l’ensemble de la flotte reste groupé et cela fait plaisir à voir.

stage
stage

La flotte est relativement homogène et Luc alterne les conseils : en premier, la position dans le bateau au portant, mais aussi la prise de réglages dynamiques au près. Ceux qui maîtrisent bien la contre-gîte ont des exercices supplémentaires : Luc ajoute la prise de tension dans l’écoute et la position dynamique dans le bateau. Cette position permet au bateau de gagner en puissance et en aisance dans le petit clapot qui nous entoure. Mais attention à la 42 ! On joue sur la carène, mais on ne pompe pas ! Même en entraînement il faut garder à l’œil les Règles de Course à la Voile. Il faut prendre de bonnes habitudes le plus tôt possible.

Stage

Les départs au lièvre s’enchaînent et chacun commence à gagner en assurance. Luc décide de complexifier la navigation : l’idée est de visualiser un couloir de vent duquel personne ne doit sortir, l’objectif est de forcer le contact et l’anticipation des trajectoires sur la remontée au près. Après cela, des petites courses sont lancées pour voir comment chacun se comporte sur une ligne de départ. Au signal, la ligne est claire, les bateaux les plus proches sont un bon mètre en dessous. La liste des points sur lesquels il faut travailler cette semaine s’allonge et ce n’est pas près de s’arrêter.

En mode régate !

Vers 16 heures 30, nous retrouvons le groupe d’Eliott. Il est temps de vous présenter l’une des traditions du stage. Les courses de fin de séance. Les coachs ont l’habitude de réunir leurs groupes pour qu’ils se confrontent les uns aux autres. Déjà deux bonnes heures de navigation et c’est maintenant que le vent annoncé se met en place. Cette météo permet aussi de voir qui est capable de naviguer en sécurité. Pour le dire simplement, il s’agit de voir si tout le monde est capable de naviguer en surpuissance sans dessaler. Cela permet d’identifier les stagiaires qui vont avoir besoin de plus d’attention.

La première course révèle de nombreuses informations et les premières grosses difficultés se font sentir. Un, puis deux, puis trois ILCA rentrent à terre. Les problèmes de connaissances techniques et de gabarit sont à l’origine de ces abandons. La situation n’est pas meilleure pour le groupe des 420 : lorsque nous revenons finalement sur la ligne de départ, il n’en reste plus qu’un parmi la flottille d’ILCA. Sur le Zodiac, nous sentons bien que l’après-midi tire un peu en longueur et les stagiaires encore présents s’accrochent. La dernière course se termine à la plage par une remontée de bateaux dans une marée descendante. Heureusement, le petit coefficient du jour rend l’exercice moins long et moins pénible pour tous.

Stage

Fin de journée

Il est 18 heures passé quand le dernier groupe revient à terre. Nous avons à peine le temps de nous changer et de nous doucher que le dîner se fait attendre. Pour ce soir, pas de débriefing, ceux-ci sont reportés au lendemain matin. Le repas se déroule dans le calme. Les esprits sont fatigués et les pâtes à la sauce tomate et au thon redonnent un peu d’énergie à tout le monde.

Le baby-foot fait le plein de matchs après le dîner, pendant qu’un autre groupe se forme autour du terrain de pétanque. Les techniques divergent selon les uns et les autres. Les lancers ne sont pas très académiques, mais personne ne se prend une boule sur les pieds. Tandis que certains tirent trop loin, les autres rient de ceux qui ne tirent pas assez loin. Quelques cris sonores se font entendre quand certaines boules en touchent d’autres, voire, s’approchent du cochonnet. Moussa garde un œil attentif aux joueurs. Mélodie et moi entamons quelques discussions avec les spectateurs de la rencontre. Nous constatons avec joie que de nouveaux liens se forment entre nos jeunes marins.

Stage

Voilà une première journée bien riche.

À demain pour de nouvelles aventures !

 

Claire C.F.

Laisser un commentaire