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Stage de printemps 2026, l’Île-de-France à l’assaut de la Bretagne

51 enfants de 7 à 18 ans, 8 clubs franciliens représentés, 5 jours de navigation par tous les temps, 8 coachs et 5 animateurs.

Devenue l’Institut National du Nautisme, l’ENVSN a changé de nom, mais le Stage de printemps de la Ligue reste le même. L’I2N, c’est une structure dédiée à la glisse et à la performance, en plein cœur de la Bretagne. Situé sur la presqu’île de Quiberon, à l’I2N tout le monde mange voile, respire voile, dort voile ; bref, ce lieu ne vit que pour la voile.

L'arrivée des jeunes Franciliens

À l’arrivée des jeunes et de leurs familles, le soleil brille fort : la Bretagne nous réserve un accueil incomparable. C’est par une douce chaleur printanière que les remorques sont déchargées et les bateaux gréés.

À 18 heures 30, Vincent Aillaud réunit tout le monde dans une salle de classe pour présenter le stage aux nouveaux, il présente aussi toute l’équipe encadrante, BAFA et coachs. Il fait également un rappel de la répartition des groupes, pour que chaque enfant puisse bien voir le coach avec qui il va passer la semaine. Côté équipe animation à terre, les BAFA sont dirigés par Efoé Soussouvi notre BAFD, qui a composé son équipe avec Julie Septin qui connaît bien le milieu de la voile, Timothée Fily qui est en formation, et Yoger Hurtado-Rondon et Océane Chalon. Du côté des coachs, Vincent Aillaud supervise un groupe d’Optimist ainsi que Quentin Descazeaux et Firmin Besson en formation entraîneur. Mikael Lavanant et Eliott Salomon prennent les deux autres groupes d’Optimist. Bernard Helot coache les Open Skiff et Tanguy Troiville et Léo Ozanne coachent les ILCA et 420.

Cette année, il y a un changement dans l’organisation. En effet, une partie du groupe loge au camping, car les travaux du bâtiment Régate ne sont pas finis. Cela demande quelques ajustements dans l’organisation de chaque journée, le groupe Open Skiff sera sous la surveillance de Bernard Helot.

Dès le premier soir, dans le réfectoire, les enfants sont tous heureux de se retrouver à nouveau entre copains. Rapidement, de nouvelles amitiés se forment et les conversations sont enjouées.

Un premier jour en douceur

Les choses sérieuses commencent le lundi matin.

Sur la base, le premier réveil musculaire est opéré par Yojer Hurtado-Rondon et après le petit-déjeuner, chaque groupe fait un tour des bateaux, pour partir rapidement sur l’eau.

Côté météo, ce premier jour est estival et le vent est au rendez-vous, la mer est calme, ce qui facilite la mise à l’eau de la flotte.

Pour chaque groupe, cette première journée est surtout une mise en jambes et une analyse du niveau de chacun. Cette navigation permet aux coachs d’analyser le niveau de chaque flotte et, malgré quelques écarts, les groupes restent denses, ce qui permet aux enfants de pouvoir naviguer groupés facilement. Dès le premier jour, des petites courses sont lancées en fin de séance pour mettre en situation de compétition les enseignements de la journée.

Après chaque navigation, un débriefing à terre a lieu.

Au retour à terre de midi ce premier jour, certains auraient bien déjà fait un peu de rab. Sur leurs visages, une belle semaine s’annonce.

Éole aux commandes

Côté météo, mardi et mercredi sont des journées plus difficiles. Le vent est monté en puissance et souffle de l’est, creusant la mer dans la baie, mais aussi sur la plage. Partir depuis le sable au près n’est déjà pas un exercice facile, mais quand il y a des vagues, c’est plus compliqué.

Nos BAFAs ne sont pas de trop dans l’eau pour donner un coup de main. Ils sont aidés par quelques ILCA, ce qui retarde leur propre départ de la plage pour aider les plus jeunes. D’ailleurs, ce mardi matin, même les coachs ont des difficultés à partir ! Tour à tour, Eliott Salomon, Léo Ozaonne, Firmin Besson et Mikaël Lavanant embarquent sur les Optimist et les ILCA pour rejoindre leurs zodiacs et récupérer les coachs restés sur la plage.

L’entraide est une valeur primordiale dans notre sport et encore plus durant ce stage, qui vise également à créer de la cohésion entre les groupes et les générations.

Le mercredi, certains groupes partent avec quelques jeunes sur les zodiacs pour que d’autres puissent se reposer en cours de route. C’est ainsi que Noé et Charly se retrouveront en duo sur un ILCA 4. Les dessalages sont légion, mais tout le monde tient le coup tandis que Léo et Tanguy corrigent les réglages et les positions de rappel.

En fin de journée, les jeunes sont fatigués, mais dans les vestiaires, puis au réfectoire, cela ne se voit pas. À table, ils refont le monde et leurs navigations. Après le repas, nous les retrouvons agglutinés au baby-foot en train d’encourager les copains.

Stage

La technique en ligne de mire

D’un point de vue technique, ces deux journées sont plus qu’exigeantes pour nos jeunes marins. Les plus jeunes doivent apprendre à négocier les vagues tout en ajustant leurs réglages. En Optimist, il faut écoper et garder la position au rappel, tandis que les barreurs en 420 doivent apprendre à garder leur équipier au trapèze.

À l’issue du troisième jour de navigation, la fatigue se fait sentir, mais elle est bien vite oubliée quand le repas de midi offre une pause bien méritée. Nos jeunes marins sont sur un nuage et les conversations entre les groupes remplissent le réfectoire d’une grande ferveur.

Chaque soir, une veillée est organisée par les animateurs qui proposent des jeux selon les envies du groupe. Ainsi, un Time’s Up a beaucoup de succès, même les plus timides se prêtent au jeu et participent.

Stage

Ouf, le vent baisse

Jeudi est une longue journée, tous les groupes ont rendez-vous sur la plage de l’aérodrome, derrière Port Haliguen, pour le traditionnel pique-nique.

Le vent a un peu baissé, il souffle toujours de l’est, mais il y a moins de vagues sur la plage, la mise à l’eau est donc plus aisée et rapide. Cela permet à tout le groupe de gagner en confiance et d’observer les progrès réalisés. Sur l’eau, la navigation est plus précise et les manœuvres sont plus fluides. Les écarts de niveaux se sont considérablement réduits et sur leur bateau, tous les jeunes sont détendus. Sur son ILCA, Théopol pousse même la chansonnette.

Un repas brumeux

Ce midi-là, sur la plage, les sandwichs sont dégustés dans un calme presque olympien, tellement le repas était attendu.

Au loin, rapidement, un brouillard dense nous enveloppe. Nous le voyons absorber petit à petit le paysage. Proche de nous, la bouée cardinale semble, elle aussi, disparaître dans la brume.

Alors, pour occuper le temps et tandis qu’un groupe se forme autour d’un 420 couché pour bricoler, les plus jeunes vont faire des châteaux de sable avec Julie.

Petit à petit, le nuage se dissipe et à 14 heures, le décor apparaît à nouveau. Il est temps de tout ranger. Les enfants ne font pas prier pour remettre leurs navires dans l’eau. Par petits groupes, les ILCA sont soulevés et déplacés. Après l’incertitude due au brouillard, la gaîté a repris place sur les visages.

Toute la flotte reprend la mer en direction de l’I2N et il ne faut pas trop traîner car le vent a déjà commencé à baisser. La prévision météo s’est avérée exacte. C’est par une mer d’huile que les groupes s’arrêtent en amont des mouillages de la base pour effectuer des exercices d’équilibre et de dessalage. Depuis le parking, cela amuse les équipes internationales de 49er, 49er FX et NACRA 17, qui préparent leur championnat du monde.

Pour conclure la journée et avant le débriefing, certains groupes ont rendez-vous en salle de sport. Les coachs ont prévu des exercices de renforcement musculaire pour compenser l’absence de vent. Cela donne lieu à quelques contestations, mais tous y vont dans le calme et dans la bonne humeur.

Nous ne sommes pas seuls

Le stage touche presque à sa fin et sur la base, cette année, nous partageons le parking. En effet, dans quelques jours se tiendra sur place le championnat du monde de 49er, 49erFX et Nacra 17. Arrivées avant nous sur les lieux, de nombreuses autres équipes ont continué d’arriver.

Nous sommes donc particulièrement attentifs sur le parking comme sur la plage.

Chez les jeunes, le sentiment qui prédomine, c’est surtout l’admiration. En effet, voir les skiffs et les catamarans volants se mettre à l’eau entre les ILCA et les Optimist est impressionnant. Les enfants ont des étoiles dans les yeux.

L’entraide se renforce au fur et à mesure, car si déjà remonter la plage avec un ILCA est parfois long, avec des 49er ça l’est encore plus. Il n’est donc pas rare de voir les jeunes donner un coup de main aux équipages internationaux, que ce soit pour leur apporter leur remorque dans l’eau ou pour pousser les voiliers. Une occasion unique de pouvoir côtoyer ces sportifs de haut niveau et leurs bateaux de plus près encore.

Bon vent à tous !

Vendredi matin est à l’image de la fin de journée de la veille, le vent est presque absent. Par conséquent, il n’y a plus aucune vague sur la plage et les enfants sont tous parfaitement autonomes pour mettre leur bateau dans l’eau. Le petit filet d’air porte chaque groupe à portée de vue et d’ouïe. En effet, depuis la terrasse, il est facile de suivre chaque séance tellement la navigation est proche de la côte. Par moments, nous entendons aussi héler « tribord! » aux passages de bouées.

Après le repas, les derniers débriefings ont lieu, puis il faut reconstituer les remorques. Le parking se transforme vite en fourmilière où tout le monde a un rôle à jouer. La présence des coachs renforce l’efficacité du travail, mais c’est surtout la présence des parents, plus nombreux cette année, qui nous aide pour la manutention des bateaux. Certaines remorques avancent rapidement et les premiers départs ont lieu tôt dans l’après-midi. À 17 heures, toutes les remorques sont prêtes, maintenant, il faut aller préparer les sacs pour les départs de demain.

Pour la plus grande joie de tout le groupe, ce soir au repas, c’est hamburgers maison.

Samedi matin, c’est une météo parfaitement tempétueuse qui nous accompagne pour le retour à Paris. Il pleut, il y a du vent, et même de l’orage. La pluie va nous suivre jusqu’à Rennes et la température ne remontera qu’à l’approche de la région parisienne où il règne un franc soleil, dommage qu’il disparaisse dans quelques heures.

 

Merci à tous les jeunes et à leurs parents d’avoir fait le déplacement.

Merci également à l’Institut National du Nautisme de nous accueillir chaque année pour cette semaine exceptionnelle.

Évidemment, les remerciements ne sont pas assez grands pour nos coachs et nos animateurs qui assurent un encadrement parfait pour les enfants, et sans qui tout cela ne serait pas possible.

 

À l’année prochaine !

 

Claire C.F.

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