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Naviguer entre copains, premiers pas vers l’école de sport

Le Club de Cergy Voile 95, une troisième édition du programme " Naviguer entre copains " aux airs d'été indien

La troisième édition du programme « Naviguer entre copains » a eu lieu le 11 octobre dernier. Cette fois, c’est le club Cergy Voile 95 qui nous a reçu. Ce samedi était annoncé avec un franc soleil. C’est donc avec un air d’été indien et le vent si particulier de ce lac que la journée s’est déroulée. Aujourd’hui, une trentaine d’enfants étaient présents. Représentant cinq clubs de la région francilienne.

Une journée bien remplie

Commençons par le commencement :

Il est dix heures quand j’arrive et nous n’avons pas le temps de lambiner. Alors que Bernard gonfle les bouées à la force de ses poumons, Frédéric est déjà affairé à ranger les optimist les uns à côté des autres. Wilfrid, le président du club, et Vincent nous rejoignent rapidement et la journée peut commencer. Parents et enfants arrivent au compte-goutte jusqu’à onze heures. Pendant ce temps, Vincent continue de réfléchir à la composition des groupes. Hé oui, de nombreuses inscriptions de dernières minutes sont à comptabiliser. Le temps défile et tandis que les enfants entament leur repas, nous en sommes à régler les derniers détails.

Naviguer entre copains
Naviguer entre copains

Le point qui demande de grandes réflexions, c’est la construction d’un parcours. En effet, tout le monde doit avoir le temps et l’espace pour prendre en main son voilier. Mais il faut aussi assez de temps pour découvrir comment le voilier fonctionne. Évidemment, il y a toujours la théorie et la pratique. Et côté pratique, nous verrons vite que les plans prévus vont être compliqués à mettre en place. Néanmoins, après un bon repas, les enfants ont revêtu leurs plus belles combinaisons et sont prêts à se mettre à l’eau. Vincent, en bon orateur, se charge du briefing et de la répartition des dossards. Après avoir expliqué le déroulé de l’après-midi et comment suivre le parcours, il est temps d’aller naviguer. Un à un, les voiliers entrent dans l’eau. Les enfants poussent les bateaux dans l’eau et embarquent. Tandis que les parents se chargent de sortir les remorques de l’eau.

Toutes voiles dehors !

Alors que la flotte prend possession du plan d’eau, j’embarque avec Bernard. C’est toujours un plaisir de monter à bord du Zodiac du facétieux entraîneur des OpenSkiff. Ce dernier prend vite les choses en main et part observer le plan d’eau. Aujourd’hui, il y a un impératif. Nous devons partager le lac avec une compétition d’aviron. Il y a donc une séparation imaginaire du lac, dans le sens de la longueur. De fait, en plus de gérer un vent très aléatoire, il va falloir veiller à ce que personne n’entre dans la zone de réserve. Autant le dire tout de suite, ça ne va pas être une mince affaire. Après ce tour d’horizon, Bernard fait quelques relevés et positionner les bouées correctement va être un défi. Le vent oscille de dix à quinze degrés de chaque côté du plan d’eau.

Les variations d’angles du vent sont compliquées à gérer, d’une manière générale. Pour nos jeunes recrues, cela va l’être encore plus. Alors, pour que tout le monde passe un bon moment, l’aspect régate de l’événement a été supprimé. De fait, chacun a donc le temps de se concentrer sur la découverte des voiliers et sur les sensations de ces derniers. Dès lors, il est beaucoup plus aisé de suivre tout le monde. Cela facilite également la transmission des conseils et des corrections. Une nécessité pour ceux qui sont moins expérimentés.

Organisation millimétrée

Les échelles de niveaux sont éparses, mais une belle solidarité s’installe vite. En effet, cinq groupes doivent tourner sur quatre supports différents : catamaran, OpenSkiff, Optimist et paddles. Petit à petit, les transferts de supports à un autre se fluidifient. Les enfants se hèlent pour obtenir l’embarcation qu’il leur faut. Souvent rocambolesques, ces moments amènent une belle cohésion de groupe. Tous apprennent à se connaître à mesure qu’ils s’échangent leurs voiliers. Néanmoins, le vent n’aide pas à rester sur le parcours posé par Bernard.

Alors, Vincent décide d’abandonner le parcours. Il lance donc un raid vers la célèbre pyramide de Cergy. Un aller-retour au travers du lac et travers au vent, un moyen sûr et efficace pour que toute la flotte soit groupée. L’instabilité du vent donne du fil à retordre aux moins expérimentés. Bernard est en embuscade, à l’arrière de la flotte. Il veille au grain et garde l’œil ouvert. Quelques dessalages sans gravité sont à noter. Et c’est toujours dans la bonne humeur qu’il dispense conseils et encouragements. Ce qui n’est jamais superflu au vu des changements techniques qu’il peut y avoir d’un bateau à l’autre.

Naviguer entre copains

Bien faire avancer son bateau

Côté catamarans, écoute de foc et écoute de grande voile ne se répondent pas toujours, si bien que certains restent à l’arrêt. En paddle, l’équilibre est une notion qui est gérée de façon aussi différente qu’il y a d’individus qui pratiquent. Certains sont debout, assis ou à genou. Tandis que d’autres sont accrochés au comité au milieu du lac ou directement dans l’eau comme un poisson. Tous les styles sont possibles et exploités.

Chez les optimist, les novices sont assis dans le fond et naviguent avec la barre franche. Les plus expérimentés sont assis sur le caisson avec le stick dans les mains. Sur ces deux supports, toute la flotte gagne rapidement en autonomie et en maîtrise. En revanche, c’est en Open Skiff que les écarts de niveaux sont les plus flagrants. Les plus jeunes ont un peu de mal à appréhender la gestion de l’assiette particulière de ce voilier. Certains perdent la barre dans les manœuvres et enchaînent les tours sur eux-mêmes. À mesure que le temps passe, les corps et les esprits fatiguent. En effet, même Bernard ne sait plus quelles indications de direction donner. Le vent ne cesse de tourner dans tous les sens.

Néanmoins, à mesure que l’après-midi s’écoule, tous gagnent en aisance et apprennent à mieux maîtriser leurs embarcations. Le retour à terre se fait après le lancement d’un petit départ.

Retour à terre et fin de journée

Le retour à terre ne signifie pas la fin de la journée pour autant. Une fois les pieds dans l’eau, il faut récupérer les remorques et sortir les bateaux de l’eau. De ce côté, les parents donnent un coup de main aux enfants. Sur la plage, les OpenSkiff sont démâtés. Tandis que les catamarans et les Optimist rentrent directement dans le parking. C’est un joyeux chahut qui prend alors possession des lieux. Les enfants du club guident leurs camarades vers les endroits où il faut ranger le matériel. Il faut à peine plus d’une heure pour que place nette soit faite et que les voiliers retrouvent leurs places.

En revanche, ils sont plus rapides que nous. Ainsi, alors que Bernard s’affaire à sortir son Zodiac de l’eau, Vincent et moi préparons la suite des opérations. Après avoir déterminé dans quel ordre nous allons donner les médailles et les récompenses, il faut installer le goûter. Alors que je pose le carton de goodies et médailles sur la table de pique-nique, les enfants affluent autour de moi. Tous veulent jeter un œil dans la grande boite. Certains espèrent, à haute voix, avoir quelque chose en particulier.

Néanmoins, avant de clôturer la journée, Vincent et Bernard font un petit débriefing pour recueillir le ressenti du groupe. Puis nous distribuons les goodies. Un à un, les enfants approchent. Certains viennent pour la troisième fois, ils sont nombreux à avoir bien grandi durant cette année. Les progrès sont visibles tant sur l’eau qu’à terre. Certains font preuve de plus de patience envers leurs camarades plus jeunes et parfois plus turbulents.

 

Claire C.F.

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